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Grasse à l’Unisson de la Culture N°2 – Novembre 2017

Le principe est toujours le même que lors du premier numéro en Novembre 2015 : faire la promotion de la Culture sur Grasse, dans le Pays de Grasse, dans l’arrondissement de Sous-Préfecture et même aux échelles départementale, nationale et internationale lorsque la culture grassoise s’exporte. 

Vous souhaitez faire votre promotion chez nous ? Rubrique contact.

Les catégories : 

Peinture, Sculpture (dont expositions)

Photographie (dont expositions), Patrimoine, Conférences et Expositions Historiques

Musique et Chanson (dont concerts)

Littérature, Théâtre et Cultures du Monde

Cinéma, Jeux, BD et Dessins Animés

Vidéos et Infos de Grasse à l’Unisson

VENDREDI 24 NOVEMBRE 2017 : CONFERENCE BAS-RELIEF DE PAUL LANDOWSKI PAR LE CERCLE DES AMIS DE JEROME VIAUD :

Le Cercle des Amis de Jérôme VIAUD et le Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et Président de la CAPG en personne convient à venir assister à la deuxième conférence de l’association :  »PAUL LANDOWSKI : la sculpture pour se souvenir et honorer ».

Cette soirée se tournera vers l’Art et la Culture, ainsi dans la continuité de la mise en valeur du bas-relief du monument à la Mémoire de l’Amiral de Grasse récemment installé dans le hall d’accueil du Palais. L’artiste et son œuvre seront évoqués.

Guillaume CHIFFERT, arrière petit-fils de l’artiste sera présent.

Un cocktail face au bas-relief sera ensuite donné.

Conditions pour y participer :

Inscription obligatoire à : http://www.jeromeviaud.com/amis-de-jerome-viaud/

Palais des Congrès – 22 Cours Honoré Cresp – Grasse – 04 97 05 57 30

DU 24 NOVEMBRE AU 2 DECEMBRE 2017 : EXPOSITION LUTHER 2017 : AUX SOURCES DU PROTESTANTISME 500 ANS DE REFORMATION : 

Les Amis de la Chapelle Victoria donneront une exposition au Palais des Congrès dans le cadre des 500 ans des 95 Thèses de Martin LUTHER placardées le 31 Octobre 1517 à la porte de l’église de Wittemberg, date symbolique de l’apparition du Protestantisme.

Le vernissage aura lieu le Vendredi 24 Novembre 2017 à 18h00 en présence du Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et Président de la CAPG Jérôme VIAUD et du Pasteur Christian BARBERY de l’Eglise Protestante Unie Grasse-Vence.

Une conférence  »Le message de LUTHER hier et aujourd’hui » sera par ailleurs donnée par Marc LIENHARD au Palais le Mardi 28 Novembre à 18h00.

Palais des Congrès – 22 Cours Honoré Cresp – Grasse – 04 97 05 57 30 – Renseignements des Amis de la Chapelle Victoria : 06 43 87 27 60

JUSQU’AU 30 DECEMBRE 2017 : EXPOSITION  »MURMURES ET ECLATS » DE L’ATELIER VOIR :

Inaugurée le 17 Octobre 2017 en présence du Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et Président de la CAPG Jérôme VIAUD,  »Murmures et Eclats » est une exposition d’une soixantaine de photographies de paysages (brume sur la ville, la beauté d’une ville la nuit…), d’instants de vie (comme le Mondial Parfumé de Boules Carrées (notre Président Jean-René LAGET a eu lors de sa visite le plaisir d’échanger avec l’auteure de celle-ci), la joie d’un berger allemand qui découvre avec sa  »maman » la neige et les boules de neiges ou encore la pose d’un escargot au sein de Mère Nature) ainsi qu’une mosaique de 40 portraits de Grassois (dont certains sont bien connus, réellement ou de regards croisés dans la rue depuis des années) et touristes lors du Marché de la Place aux Aires le Samedi matin.

On doit ces photographies à :

Claude BORCHI, Béatrice DASSONVILLE, Floriane DAURES, Jean-Marie GROSSO, Marie-Noelle GUICHARD, Laurent GUILLEM, Barbara KREMSER, Marielle LINGENIEUR, Georges MOHEN, Anne-Laure NEGRI, Michel OLIVIERI, Vanessa RAUSCHER, Catherine SOSSET, Philippe TAUZIAT, Pascale TELLIER, Philippe USANNAZ-JORIS et Claude VENULETH.

L’Atelier VOIR a d’abord été crée et animé en 2011 par le photographe et graphiste Michel CRESP puis par le photographe plasticien Moise SADOUN. Tous les deux travaillent ensemble pour la suite de cette belle initiative qui initie à la pratique photographique et au développement « d’un regard personnel ».

Ils donnent ensemble chaque Samedi matin à 10h30 une visite guidée de cette exposition.

Moise SADOUN décrit ainsi la démarche de l’atelier : 

« Cet atelier est indissociable du plaisir de voir, de jouir de cet instant de bonheur que représente le fragment de lumière et de temps que nous enregistrons dans notre appareil photo. Encore faudrait-il être en capacité de le produire en cultivant un regard aiguisé et singulier qui porte notre empreinte. Nous vous proposons un lieu d’écoute, d’échange, d’initiation et de production de photographies pour apprendre à ouvrir notre regard, à élargir nos pratiques et à maîtriser l’acte de voir dans une démarche personnelle et singulière. Cet atelier s’adresse à tout passionné de photographie, avec un savoir-faire très élaboré ou sans aucune connaissance particulière. »

Depuis sa création, cinq recueils sont parus et peuvent être empruntés à la Villa St Hilaire (bibliothèque) : 

2012 : « Le Rouachier, un quartier en devenir »

2013 : « Les Ocres du Temps »

2014 : « Regards Croisés »

2015 : « Aux confluences de la Photographie »

2016 : « La Photographie, entre dessin et dénouement »

Félicitations aux équipes de la Villa et à Yves CRUCHET, son responsable et conservateur arrivé il y a 10 ans en Juin à la Bibliothèque de Grasse après avoir été à Chambéry, dans l’Est Lyonnais puis à Rilleux-la-Pape où il a dirigé pendant 16 ans la Bibliothèque Intercommunale Ouest-Provence près de Grans.

Exposition  »Murmures et Eclats » – Villa Saint Hilaire – 1 Impasse E.BOURSIER-MOUGENOT (Ex Boulevard Antoine MAURE) – Grasse – 04 97 05 58 53 – bibliotheque@ville-grasse.frwww.bibliotheques.ville-grasse.fr 

VENDREDI 24 NOVEMBRE 2017 : CONFERENCE BAS-RELIEF DE PAUL LANDOWSKI PAR LE CERCLE DES AMIS DE JEROME VIAUD :

Le Cercle des Amis de Jérôme VIAUD et le Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et Président de la CAPG en personne convient à venir assister à la deuxième conférence de l’association :  »PAUL LANDOWSKI : la sculpture pour se souvenir et honorer ».

Cette soirée se tournera vers l’Art et la Culture, ainsi dans la continuité de la mise en valeur du bas-relief du monument à la Mémoire de l’Amiral de Grasse récemment installé dans le hall d’accueil du Palais. L’artiste et son œuvre seront évoqués.

Guillaume CHIFFERT, arrière petit-fils de l’artiste sera présent.

Un cocktail face au bas-relief sera ensuite donné.

Conditions pour y participer :

Inscription obligatoire à : http://www.jeromeviaud.com/amis-de-jerome-viaud/

Palais des Congrès – 22 Cours Honoré Cresp – Grasse – 04 97 05 57 30

« J’Y REVIENS » : LE NOUVEAU DISQUE DE CYRIL COUREL :

Cyril COUREL est un artiste maralpin (antibois) complet et indépendant : auteur, compositeur, interprète et musicien, il a sillonné les routes et studios de notre département pendant une vingtaine d’années par passion avant de se prendre au jeu : sortir son premier CD.

C’est ainsi que naquit  »J’y reviens », ode au voyage, à la rêverie, à l’Amour et à la Nature comprenant deux titres : celui éponyme  »J’y reviens » que vous pouvez écouter sur notre chaîne Youtube et  »Drôle de Vache ».

Cyril est accompagné au violon par Alizé BENTIVOGLIO et Danny PEYRONEL au clavier.

Cet artiste prometteur aura dans les très prochains mois l’occasion de se produire sur différentes scènes grassoises avec d’autres titres.

 »J’y reviens » – Deux titres – 4€99 prix conseillé – premier point de vente sur Grasse au Petit Kiosque (d’autres vont suivre sous peu au sein de Grasse et de la CAPG) – 1 Place de la Foux / 1 Place Maximin Isnard (à l’angle de La Foux et du Boulevard du Jeu de Ballon) – Grasse – 04 93 36 83 95

Ecouter la chanson  »J’y reviens » sur la chaîne Youtube de Grasse à l’Unisson :

DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2017 : LANCEMENT DU CROWDFUNDING / FINANCEMENT PARTICIPATIF DES CONCERTS DE LA VISITATION (CONSERVATOIRE DE GRASSE) : 

Séduits par l’acoustique et les capacités / possibilités de l’endroit, les professeurs et le Directeur du Conservatoire de Grasse Philippe VOITURON souhaitent que la Chapelle de la Visitation devienne un lieu vivant de diffusion et de Culture. La mise en œuvre d’une programmation  »régulière », riche et variée nécessite l’amènagement son et lumière de l’espace. Le Conseil Municipal et la Conseillère Municipale déléguée au Conservatoire Jocelyne BUSTAMENTE ont décidé de faire appel aux dons via une plateforme de financement participatif ou crowdfunding : COMMEON.

Le lancement de cette opération se fera le jour même par un concert gratuit.

La plateforme COMMEON sera accessible à partir du 19 Novembre via la page du Conservatoire sur le site de la Ville de Grasse : https://www.grasse.fr/conservatoire.html .

Cette collecte durera 6 semaines à compter de cette date.

Pour précision :

les dons des particuliers sont déductibles des impôts sur le revenu à hauteur de 66% du montant versé.

Exemple : un don de 100€ reviendra seulement à 34€ après déduction sur l’impôt sur le revenu.

Pour les entreprises, cette réduction est égale à 60% du montant du don.

AVANT PROGRAMME DE LA SAISON 2018 DES CONCERTS DE LA VISITATION : 

SAMEDI 20 JANVIER 2018 à 18h30 :

3 Trios Classiques : Beethoven, Brahms, Bruch avec :

Marika HOFMEYR, au piano,

Alain DANGHIN à la clarinette

et Philippe CAUCHEFER au violoncelle.

SAMEDI 17 FEVRIER 2018 à 18h30 :

Chant et piano : Debussy et ses contemporains, avec :

Claire GOUTON, soprano,

Marika HOFMEYR, au piano

et Monique PATIN, au piano.

SAMEDI 24 MARS 2018 à 18h30 :

Trio Artemisia : musique italienne, espagnole et latine, avec :

Alessandra MAGRINI, à la harpe,

Tania CASTRO-UZE, à la flûte traversière

et Ines LOPEZ-BISQUERT, alto.

SAMEDI 14 AVRIL 2018 à 18h30 :

Récital de guitare : Albeniz, Barrios, Domeniconi, Dyens et Moussorgsky avec :

Ekaterina KHOREVA à la guitare.

Entrée libre le 19 Novembre 2017 – Chapelle de la Visitation – Grasse 

SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 : CANTATE SANS FILET : 

Les Amis de la Chapelle Victoria organisent Samedi 25 Novembre 2017 à 18h30 un concert cantate sans filet avec l’Académie Bach Aix et Michel BRUN de l’Ensemble Baroque de Toulouse.

Chapelle Victoria 65 Avenue Victoria – Grasse –

Libre participation aux frais – Renseignements des Amis de la Chapelle Victoria :

06 43 87 27 60 

LA SAISON 2017-2018 DU TDG, THEATRE DE GRASSE : UNE SAISON ITINERANTE : 

Le Théâtre de Grasse veut faire peau neuve et sera en travaux jusqu’en Avril 2018 pour se moderniser : doté de 508 places, il doit néanmoins se rénover et répondre aux obligations de l’époque comme pour l’accès aux personnes handicapées par exemple.

C’est pourquoi une quinzaine de spectacles seront délocalisés au sein des communes de la CAPG : à Grasse même mais aussi à la Salle Mistral de Pégomas (600 places), à Saint-Vallier-de-Thiey (300), à la Roquette-sur-Siagne (300), à Peymeinade (200). Un chapiteau itinérant de 80 places sera même prévu pour faire le tour des villages du haut pays grassois.

Cette saison aura entre autres le plaisir d’accueillir :

L’actrice et comédienne Clémentine CELARIE (dans Darius), l’acteur et comédien Jacques WEBER (dans La Dernière Bande de Samuel BECKETT), le rappeur Kerry JAMES (concert ACES et A Vif, sa pièce de théâtre), le dramaturge, nouvelliste, romancier et réalisateur Eric-Emmanuel SCHMITT (qui reprendra le rôle d’Omar SHARIF dans Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran) ou encore l’humoriste Christophe ALEVEQUE (pour le Tour de la Dette en 80 minutes).

Ce mois de Novembre 2017 :

JOHN ET JOE par la Compagnie 100°C THEATRE dans les bars et restaurants de la ville de Grasse : 

au Chat Carti, Rue de l’Oratoire le Mardi 28 Novembre à 19h00

à Lou Cavaou Grassenc, 8 Place de la Foux le Mercredi 29 Novembre à 19h00

au Comptoir, 9 Rue Dominique Conte le Jeudi 30 Novembre à 19h00

au Coin Gourmand, 17 Rue Jean Ossola le Vendredi 1er Décembre à 19h00

Spectacle offert sur réservation

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/theatre/item/john-et-joe

ENSEMBLE : théâtre, avec Catherine ARDITI (Molière 2017 de la meilleure comédienne) à la Roquette-sur-Siagne (ECSVS) le Samedi 4 Novembre 2017 à 17h00 et à 20h30

Tarif : Plein 24€ – Réduit 20€ / Jeune 15€ – Carte : J’aime 12€ J’adore 7€ J’kiffe 6€

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/theatre/item/ensemble

IVO LIVI OU LE DESTIN D’YVES MONTAND : avec la Team Rocket Cie, théâtre et musique, Molière 2017 du meilleur spectacle de théâtre musical, à la Roquette-sur-Siagne (ECSVS) le Samedi 18 Novembre à 17h00 et à 20h30

Tarif : Plein 30€ – Réduit 25€ / Jeune 15€ – Carte : J’aime 20€ J’adore 15€ J’kiffe 15€

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/theatre/item/ivo-livi

LA, MAINTENANT, TOUT DE SUITE OU L’ART D’IMPROVISER : avec Didier LANDUCCI et les Bonimenteurs, humour et impro à Peymeinade (Salle Daudet) le Jeudi 16 Novembre à 20h30

Tarif : Plein 15€ – Réduit 15€ / Jeune 10€ – Carte : J’aime 12€ J’adore 7€ J’kiffe 6€

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/grasse-comedy-club/item/la-maintenant-tout-de-suite-2

THE WACKIDS STADIUM TOUR : musique, à l’ECA 500 (Espace Culturel Altitude 500) le Vendredi 10 Novembre à 20h30

Tarif : Plein : 15€ – Réduit :15€ / Jeune : 10€ – Carte : J’aime 12€ J’adore 7€ J’kiffe 6€

En savoir plus :

https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/musique/item/the-wackids

CHARLIE CHAPLIN, SA VIE, SON OEUVRE : musique, avec Paul MANCINI (saxophone), il jouera les plus grandes partitions composées par CHAPLIN pour ses propres films :

Le Dictateur, Les Temps Modernes, Les Lumières de la Ville…

à Saint-Vallier-de-Thiey (Espace du Thiey) le Mardi 14 Novembre à 20h30

à Peymeinade (Salle Daudet) le Mercredi 15 Novembre à 20h30

à Mouans-Sartoux (Cinéma la Strada) le Vendredi 17 Novembre à 20h30

Tarif : Plein 15€ – Réduit 15€ / Jeune 10€ – Carte : J’aime 12€ J’adore 7€ J’kiffe 6€

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/musique/item/charlie-chaplin-sa-vie-son-oeuvre-solo

BARBARA FURTUNA : polyphonies corses à la Cathédrale Notre Dame du Puy de Grasse le Dimanche 26 Novembre à 17h00

Tarif : Plein 24€ – Réduit 20€ / Jeune 15€ – Carte : J’aime 12€ J’adore 7€ J’kiffe 6€

En savoir plus : https://www.theatredegrasse.com/index.php/saison/musique/item/barbara-furtuna

TRAILER YOUTUBE : 

Théâtre de Grasse (TDG) – 2 Avenue Maximin Isnard – Billetterie : 04 93 40 53 00 – billetterie@theatredegrasse.comwww.theatredegrasse.com – Tarifs : de 5 à 30€ 

LES FRAGONARD DE GRASSE, le nouveau livre de Christian ZERRY :

L’historien-biographe Christian ZERRY propose son nouveau livre  »Les Fragonard de Grasse » en souscription pour le prix de 30€ au lieu de 32€. Il nous propose un regard inédit comme historique sur la famille du « petit poète provençal de l’art d’aimer ». 

Il donnera aussi une conférence sur Jean-Honoré FRAGONARD le Mercredi 13 Décembre 2017 à 16h00 au Palais des Congrès dans le cadre des conférences du Cercle Culturel du Pays de Grasse. Ces conférences sont gratuites pour les jeunes et les adhérents du Cercle sinon au prix de 7€.

Les adhésions à l’association sont à 40€ à titre individuelle, 70€ pour un couple. Un carnet de 6 conférences est aussi proposé au prix de 22€.

Retrouvez toutes les dates du Cercle Culturel du Pays de Grasse dans chacun de nos agendas mensuels.

Voici le bon à imprimer : 

ERMITAGES D’UN JOUR (A pied dans les Préalpes d’Azur) : LE NOUVEAU LIVRE DE SANDRA MATHIEU : 

Une exploration à pied d’une année à travers les Préalpes de Grasse et d’Azur : Grasse, Escragnolles, Seranon, Saint-Vallier-de-Thiey, Canaux, Andon, Bar sur Loup, Pont du Loup, Tourrettes-sur-Loup, La Malle, Le Foulon, La Siagne, Le Baou de Saint Jeannet, Cabris, Valderoure, Cipières et bien d’autres destinations, tel était le but que Sandra MATHIEU s’était fixé avant de ramener son précieux témoignage sur la beauté du Pays Maralpin et d’écrire un livre dédié à son père paru en Juin 2017 aux Editions TRANSBOREAL, 31° livre de la collection  »Voyage en poche » débutée par l’éditeur en 2014.

Un récit de 203 pages qui nous prouve qu’on n’a pas nécessairement besoin de vivre la Côte d’Azur de l’intérieur (qui n’est finalement qu’une infime partie de notre département) mais plutôt de vivre et faire apprécier intensément l’intérieur des terres maralpines : terres luxuriantes, généreuses, belles et rebelles, aux reliefs parfois sauvages et sans pitié pour le randonneur, ces terres où nature et vieilles pierres se côtoient.

Des vestiges de l’ancienne voie de chemin de fer Nice-Meyrargues / Central Var aux viaducs et tunnels ferroviaires acteurs majeurs et témoins de l’unification de notre département et de son essor en passant par les plateaux et l’Aqueduc du Foulon après avoir traversé un chemin / sentier, celui du Paradis jusqu’au souvenir de la France impériale et de son Aigle de Guerre, la baroudeuse grassoise accompagnée de sa fidèle chienne Lola n’est jamais lassée.

Ni d’être une sentinelle vigilante plaidant pour la réappropriation de nos terres à tout moment de l’année face aux plaisirs d’une époque révolue (la chasse) ni de nous livrer un récit détaillé de son expérience de randonneuse solitaire qui sent parfois le besoin de fuir les grands centres urbains et qui pourrait donner une nouvelle image à notre département : si certains décrivent l’Ile de la Réunion comme une « île intense », la description de notre département par Sandra est incontestablement celle de « l’instant unique, de l’instant magique ».

Elle nous appelle à découvrir et redécouvrir, à nous remettre en question, ce qu’aurait du faire cet homme sur le chemin du Foulon et de Bar sur Loup qui pensait avoir la sagesse du vieil autochtone sur «l’estrangère», le genre « fort en gueule » que nous connaissons tous, qu’on ne se lasse pas d’imaginer en ravi de la crèche ou du village et qui finalement n’aurait que l’utilité de donner une suite aux romans de Pagnol comme on donne une suite à Astérix, celui que ce dernier percevrait sans doute comme « son ancêtre gaulois, vainqueur de Jules César, ce que ces maudits historiens inféodés à la Capitale s’évertuent à ne jamais rappeler. »

Ermitages d’un jour, plutôt que de caricaturer le Sud, nous appelle à le vivre, à l’incarner dans le sens le plus noble du terme. Plutôt que de croire, il nous appelle à une prise de conscience sur la fragilité et la beauté de nos terres, de nos communes qu’il faut préserver de toute disparition, de toute négation d’existence dans un futur proche comme lointain.

Voici quelques extraits marquants :

Sur Pont du Loup :

(…) « On peut venir là en partant du Bar-sur-Loup, ce qui permet d’emprunter à la sortie du village l’ancienne voie de chemin de fer. On passe ainsi devant la gare désormais habitée par un particulier, qui a su lui conserver son charme et son horloge. En dessous de la voie aménagée en boulodrome, sur l’un des énormes piliers qui dominent le village, la route est bordée de noisetiers. Même s’il est un peu tard dans la saison, je fouille le sol dans l’espoir de trouver une noisette plus lente que les autres à mûrir, moins vive, et qui m’aurait attendue. J’arrive par la chapelle, au niveau où le sentier du Paradis se profile. Je préfère aller me baigner : l’eau est si pure qu’en la photographiant avec une petite plage de cailloux blancs qui traînaient là, j’ai cru moi-même être allée aux Seychelles. Mais j’étais mieux ici, assise sur un gros rocher au milieu des clapotis, sentant cette force autour de moi et contemplant les bassines remplies comme il faut d’eau turquoise et limpide. On se sent au plus près de la source, de sa source, débarrassé du jaillissement des pensées stagnantes et bavardes : il n’y a plus rien à ne pas comprendre. Les oiseaux descendent des branches au bout d’un moment pour se rafraîchir, une fois qu’ils vous ont intégré au paysage. En levant la tête, on contemple l’ampleur des gorges et les vautours qui ne semblent penser qu’à se laisser aller dans le vent. Par tous les sens en éveil, la nature pénètre ce qui peut l’être. Je suis un sens, entièrement, peut-être le sixième, et je sens maintenant ce qui est bon pour moi : être là. »

Sur le centre ancien de Grasse :

(…) « Je pars en ville pour retrouver mes parcours habituels, regrettant de ne pas en découvrir de nouveaux. Passée par la Rue des Soeurs, je me poste au milieu de la placette sur laquelle elle débouche. Plus loin, je me laisse surprendre par une fenêtre qui donne sur un local éclairé et que je reconnais finalement comme étant la librairie, en contre bas, au niveau de la Rue des Moulinets. C’est un endroit qui se moque un peu des préparatifs de Noël, à l’abri du tumulte et de l’agitation tant espérée du centre-ville. Il reste tant de détails qui m’échappent, comment prétendre connaître cette ville ? Il y a tant de lieux insolites à découvrir, comment pourrais-je un jour m’en lasser ? Sous le Cours Honoré Cresp, je descends visiter le stand de tir de l’Impasse des Bains et observe la profondeur de ses cavités, vastes champignonnières plongées dans l’obscurité, espaces insoupçonnés qui jouxtent le local de la Rotonde inondée de lumière. Les grilles de la Villa Fragonard ont l’air fermées, mais en les poussant je découvre un espace qui m’est dédié. Je suis seule dans le parc à m’attarder et à goûter une mandarine tout juste tombée au sol. Le petit banc de pierre qui semble vaciller est un compagnon que j’aime retrouver. »

Sur le domaine des Sources (Saint-Vallier-de-Thiey) :

« Un ami me conseille d’aller voir où la Siagne prend sa source, au bout de la route qui part de Saint-Vallier et s’achève au pied d’un vaste domaine privé. Là voguent les cygnes dans un refuge où l’eau forme des bassins aux allures paradisiaques. Au delà du pont qui la sépare d’un coude de la Siagne, tout semble ouvert à la curiosité qui m’affole de toujours découvrir des endroits nouveaux et inaccessibles. (…) Le long du petit sentier paraissent s’être endormis des maisonnettes, des étables et des abreuvoirs qui ne sont beaux pour personne. Tout cela ressemble au décor suspendu d’un film achevé ou le témoignage d’une époque disparue. Mais ce décor est si bien entretenu qu’une impression étrange se crée. La Siagne y est turquoise, formant ça et là des piscines dont on aimerait profiter si l’audace pouvait l’emporter sur le goût de l’interdit. (…) Je regrette de ne pas m’y être baignée comme il l’a fait. Nue dans cet Eden, dans ce paysage abandonné, comme le site de l’Ile de Gozo où repose à jamais le cadre d’une superproduction. »

Ermitages d’un jour de Sandra MATHIEU – Editions TRANSBOREAL – collection Voyage en poche – Juin 2017 – 10,90€ – à commander à : http://www.transboreal.fr/librairie.php?code=TRAVPERM ou bien à acheter / commander sur Grasse notamment à : 

Le Petit Kiosque – 1 Place de la Foux / 1 Place Maximin Isnard (à l’angle de La Foux et du Boulevard du Jeu de Ballon) – Grasse – 04 93 36 83 95 (exemplaires déjà sur place).

Librairie Arts et Livres : http://www.espacepro.artsetlivres.com/9782361572068-ermitages-d-un-jour-a-pied-dans-les-prealpes-d-azur-sandra-mathieu/

ou sur place : 153 Avenue Jean Maubert (ex Route du Plan) – Le Plan de Grasse –

04 93 70 57 25 – du Mardi au Samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 19h00 

ROMAN SCHIZO QUI ES-TU ? DE JULIE ARANDA : 

Publié le 9 Avril 2017 aux Editions CreateSpace Independant Publishing Platform (www.alterpublishing.com) le roman de Julie ARANDA dédié à sa famille, native de Cannes, ingénieure de formation qui s’est  »exilée deux ans sur Paris suite au chômage » puis revenue dans les Alpes-Maritimes pour habiter à Grasse aborde une maladie qui fait peur au grand public et qui lui est pourtant inconnue : la schizophrénie qui touche 1% de la population mondiale.

Elle aborde avec beaucoup d’humour et de combativité, pour rompre avec les préjugés, le parcours d’une jeune adulte, Sophie, sur qui le diagnostic est soudainement tombé et sa relation avec son médecin de référence, les groupes de paroles, sa famille notamment.

Voici deux de ses lectures d’extraits : 

LECTURE 1 :

LECTURE 2 : 

EXTRAITS PDF : 

https://www.alterpublishing.com/media/wysiwyg/extrait/schizo-qui-es-tu.pdf

PRESENTATION EDITEUR AVEC LIEN(S) DE COMMANDE :

https://www.alterpublishing.com/fr/schizo-qui-es-tu.html

 »Schizo qui es-tu ? » de Julie ARANDA – Editions Editions CreateSpace Independant Publishing Platform (www.alterpublishing.com) – broché, 192 pages – 15,83€ (Amazon) – 5€99 (Kindle) 

VENDREDI 3 AU DIMANCHE 5 NOVEMBRE 2017 : FETE DES MORTS SELON LA TRADITION MEXICAINE 2017 PAR L’ASSOCIATION AFEAL :

De quoi s’agit-il ?

L’AFEAL, Association France Espagne Amérique Latine vous propose comme chaque année de découvrir la Fête des Morts selon la Tradition Mexicaine, une fête autrement plus festive et colorée qu’en France et en Europe.

Au programme : exposition, défilé des Catrinas, atelier de papier découpé et peinture, conférence, danse mexicaine, et repas dansant.

Au programme : 

3 Novembre à 19h00 Inauguration dans la crypte de l’exposition et défilé des Catrinas

4 Novembre à 16h00 Conférence sur l’artiste José Guadalupe Posada par Mme Fanny Martinez.

5 Novembre à 11h00 Danses mexicaines animées par le groupe Maracas sur le parvis.

L’exposition est ouverte de 10h00 à 17h00 le Samedi et de 9h00 à 12h00 le Dimanche

Le Dimanche 5 Novembre à 12h30 aura lieu le traditionnel repas de la Fête des morts à la salle polyvalente de St Claude (Traversé de la Cavalerie, à côté de la Mairie annexe et de la caserne de Gendarmerie Mobile).

Un parking est prévu dans une villa face à la pharmacie… surveillez le fléchage.

Ce repas sera suivi d’un thé dansant animé par Mister Jo.

Le repas est à 18 euros par personnes (16 euros adhérents) et gratuit pour les enfants de moins de 8 ans. (Le thé dansant est compris dans ce prix).

Si vous souhaitez venir uniquement au Thé Dansant à partir de 14h30, l’entrée est à 10 euros par personne avec une boisson et une pâtisserie offerte.

Conditions pour y participer et réserver (repas / thé dansant, avant le 27 Octobre) :

07 85 39 32 75 – afeal.grasse@gmail.com 

SAMEDI 25 NOVEMBRE 2017 : DEDICACES DE JEAN-CLAUDE ELLENA :  »L’ECRIVAIN D’ODEURS » : 

L’un des plus grands parfumeurs de notre époque et enfant de la Capitale des Parfums Jean-Claude ELLENA, à qui on doit notamment de très célèbres créations comme FIRST en 1976 pour VAN CLEEF & ARPELS, L’EAU DE CAMPAGNE la même année pour SISLEY, L’OR NOIR en 1980 pour Pascal MORABITO, L’EAU PARFUMEE AU THE VERT en 1992 pour BULGARI, DECLARATION en 1998 pour CARTIER, IN LOVE AGAIN la même année pour YSL, UN JARDIN EN MEDITERRANEE en 2003, TERRE en 2006, VOYAGE en 2010, MONSIEUR LI en 2015 pour HERMES signe un nouveau livre  »L’écrivain d’odeurs », premier de la collection Nez Littérature chez les Editions Le Contrepoint.

Après  »Le Parfum » en 2007 déjà vendu à 30.000 exemplaires, ressortant en Octobre 2017 dans sa cinquième édition,  »Le Journal d’un parfumeur » en 2011 traduit dans une dizaine de langues et qui paraîtra bientôt en Chine,  »Note Verte » en 2013 (roman), ce récit de vie de 180 pages débute par son embauche le 4 Février 1963 comme laborantin pour les Etablissements CHIRIS suite à son décrochage scolaire à 17 ans avec son seul certificat d’études primaires en poche et un père parfumeur établi sur Nice soucieux d’assurer un avenir à son fils.

Le  »virus » du parfum se transmet apparemment de génération en génération chez les ELLENA puisque sa fille Céline est elle même devenue parfumeuse.

Il retrace son parcours dans les grandes maisons grassoises telles que LAUTIER, ROURE ou encore GIVAUDAN avant la période des rachats et les rencontres qui furent décisives ou marquantes dans celui-ci à commencer par sa grand-mère cueilleuse de fleurs mais aussi Edmond ROUDNITSKA, Frédéric MALLE, Pierre ARPELS ou encore Christine NAGEL qu’il choisit pour lui succéder chez Hermès en 2015 dans une « transition douce et élégante » selon elle. Il y était entré comme Responsable des Parfums en 2004, garde toutefois un poste de conseiller parfum mais entend se consacrer à l’écriture.

Le Maître ELLENA révolutionne en permanence. Rien que quand il était chez HERMES il avait établi deux règles pouvant pourtant faire grincer nombre de dents dans cette industrie du luxe : « le marketing n’a pas son mot à dire sur la fabrication d’un parfum. Sur le contenant, oui, sur le contenu non. Et on ne fait pas de test de marché ».

Celui qui sent avec les mots, qui compose de tête une senteur avant de solliciter son talent olfactif, qui se laisse aller à la rêverie, à l’imagination, à la féerie des sens mais aussi à la douleur romantique dont découle la création dédicacera son livre le Samedi 25 Novembre 2017 à la Librairie Arts et Livres du Plan de Grasse de 15h00 à 18h00.

 »L’Ecrivain d’Odeurs » – 180 pages – 17€ – Collection Nez Littérature Editions Le Contrepoint – 2017 – Librairie Arts et Livres – 153 Avenue Jean Maubert (ex Route du Plan) – Le Plan de Grasse – 04 93 70 57 25 –

https://shop.auparfum.com/boutique/livres/lecrivain-dodeurs-jean-claude-ellena/

https://livre.fnac.com/a10826660/Jean-Claude-Ellena-L-ecrivain-d-odeurs 

DU MERCREDI 1er NOVEMBRE JUSQU’AU MARDI 14 NOVEMBRE : PROGRAMMATION CINEMA LE STUDIO : 

demandez le programme !

Cinéma le Studio – 15 Boulevard du Jeu de Ballon – Grasse – http://www.lestudiograsse.com/http://www.lestudiograsse.com/tarifs – 04 97 05 43 21

LUNDI 27 NOVEMBRE ET VENDREDI 1er DECEMBRE 2017 : LUTHER, LE PROTESTANTISME ET LA RELIGION AU CINEMA LE STUDIO :

Les Amis de la Chapelle Victoria convient à deux séances exceptionnelles au Cinéma le Studio : 

la première aura lieu le Lundi 27 Novembre 2017 à 18h00 par la diffusion du film « LUTHER » d’Eric TILL

(http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42733.html)

et la deuxième le Vendredi 1er Décembre 2017 à 20h00 par la diffusion du film « Dieu n’est pas mort » de Harold CRONK (avec Shane HARPER).

(http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=226390.html)

Chacune des deux séances sera au tarif habituel de 5€50.

Cinéma le Studio – 15 Boulevard du Jeu de Ballon – Grasse – http://www.lestudiograsse.com/http://www.lestudiograsse.com/tarifs – 04 97 05 43 21 – Renseignements des Amis de la Chapelle Victoria : 06 43 87 27 60 

VIDEOS ET INFOS DE GRASSE A L’UNISSON : 

Grasse à l’Unisson, c’est aussi des vidéos désormais : la couverture des événements et commémorations, Grasse à l’Unisson à Votre Rencontre : des portraits-interviews de tous ceux qui font l’évenement à Grasse, dans son agglomération et / ou dans l’Arrondissement de Sous-Préfecture, dans le milieu économique, associatif, culturel, artistique, aussi dans le politique ou le religieux, parfois des coups de cœur et des coups de gueule de citoyens.

NOTRE CHAINE YOUTUBE ET SA PLAYLIST : 

https://www.youtube.com/channel/UC1LhgqNCccvln_YAE-BdqrA 

GRASSE A L’UNISSON DE LA CULTURE N°1 – NOVEMBRE 2015 : 

https://grassealunisson.wordpress.com/2015/11/17/grasse-a-lunisson-de-la-culture-novembre-2015-n1/

 

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Jean-Paul Marchelli, kiosquier du Boulevard du Jeu de Ballon de Grasse : le cri de colère d’une profession

De Jean-René LAGET, Président de Grasse à l’Unisson 

Le "Petit Kiosque" de Grasse
Le « Petit Kiosque » de Grasse

J’ai ce Mercredi 23 Décembre 2015 au matin rencontré un homme amer et en colère. Jean-Paul MARCHELLI a consacré de nombreuses années de sa vie professionnelle dans le domaine de la presse et de la librairie, d’abord comme employé puis à son propre compte à partir de 2011. 

Une profession exigeante, présent pour sa part chaque jour à 5h45 du matin pour réceptionner presse et magazines, ouvrir à 6h00 jusqu’à 13h00 puis réouvrir de 14h30 jusqu’à 19h00 et même à un moment le Dimanche matin. 

Exigeante, certes, mais qui constitue surtout un véritable lien social pour les gens (l’un des tous premiers contacts du matin). Un lien démocratique aussi tant la Maison de la Presse porte bien son nom, même à l’époque d’internet. 

Après tout, les instituteurs étaient bien pour leur part nommés les « hussards noirs de la République » malgré le fait que le savoir était accessible à qui le souhaitait et ce depuis l’Antiquité. 

Jean-Paul s’est installé le 3 Janvier 2011 au « Kiosque » comme l’appellent les grassois du centre historique et habitués maralpins, sur le Boulevard du Jeu de Ballon*, l’axe le plus emblématique de la Capitale des Parfums, essentiellement haut lieu partagé du secteur bancaire, de la restauration sur place ou à emporter et du célèbre MIP, le Musée International de la Parfumerie, fréquenté par des touristes de très nombreuses nationalités, essentiellement asiatiques.  

(* très exactement le « Petit Kiosque » se trouve en bout du Boulevard, au 1 Place Maximin Isnard, faisant face à la Place de la Foux et au TDG, le Théâtre de Grasse.) 

Plein d’espoir et disposant d’une petite réserve de trésorerie de 20.000€, les affaires allaient plutôt bien pour lui. Tout allait aussi pour le meilleur des mondes dans ses relations avec son diffuseur de l’époque, Cannes Presse, jusqu’à ce que ce dernier ne soit repris et remplacé milieu 2012 par la SAD, la Société d’Agences et de Diffusion de Nice-Saint Laurent du Var. 

Du temps de Cannes Presse, « Jeannot », comme l’appellent les intimes, n’avait aucun problème et pouvait même faire son correct chiffre d’affaires le Dimanche matin, ce diffuseur ayant été performant dans ses envois pour le début de semaine. 

Puis arrivèrent les fameuses grèves de fin Septembre 2012 jusqu’à Février 2013 dans le monde de la presse, incessantes, représentant pas moins de trente jours complets, ce qui eut raison des activités de quelques uns des collègues de sa profession : beaucoup de dépositaires en faillite, des marchandises passées de date et des trésoreries littéralement avalées.  

La marchandise « d’actualité » était gelée et il fallait payer celle « périmée ». 

Cette douloureuse crise laissa des traces, si bien que Jeannot a été obligé de repomper dans sa réserve pour tenir le coup jusqu’à la fin 2014. Il a également contracté pas moins de trois emprunts lors de cette fameuse année pour pouvoir rebondir. 

Difficile à tenir quand en tout et pour tout il vous reste au maximum 8% de vos recettes de manière générale comme profit. 

Le seul petit sursaut a eu lieu en Juin 2013 quand le jeu phare de la FDJ, la Française des Jeux, à savoir le Loto a fait son entrée au Kiosque. Mais comme le dit Jeannot : 

« On y gagne à l’avoir, mais on y gagne très peu en fait. »

Jean-Paul n’a, essentiellement pour une raison de place, pas pu développer le service du Pari Mutuel Urbain, le fameux PMU des courses hippiques. 

Mais ce n’est pas tout : en France, l’indépendance se paie, même très cher. 

Jean-Paul MARCHELLI, dit "Jeannot", l'une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.
Jean-Paul MARCHELLI, dit « Jeannot », l’une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.

En 2014, notre kiosquier a réalisé un bénéfice de 24.000€ sur l’année (2000€ par mois). Un an plus tard, ce dernier devait s’acquitter de… 18.000€ pour le RSI, le Régime Social des Indépendants, sous le seul prétexte de l’augmentation de ses bénéfices liés au jeu. 

Un kiosquier de nos jours a pourtant besoin de la presse, des magazines et collections + des jeux pour vivre… ou survivre. 

Par ailleurs, si Jean-Paul Marchelli est propriétaire de son fond de commerce, il n’est en revanche pas celui des lieux. Les lieux ne pouvant être reconvertis pour une autre activité et celui-ci devant payer à la Mairie (occupation de l’espace public) un loyer « dérisoire » de 500€ par an. 

Il s’accorde à dire que la Mairie, indépendamment de toute conviction politique, n’a pas été un frein à son activité. Au contraire, il est enthousiaste que le Boulevard du Jeu de Ballon reprenne des couleurs et vie après avoir connu une période difficile d’intenses fermetures, y compris d’agences bancaires, notamment après l’adoption du sens unique, le fameux PDU à partir de 1999. 

Récemment, c’est (entre autres) la pizzeria Doumé, jadis au Boulevard du Maréchal Leclerc qui s’est installée, tout comme l’enseigne nationale Naturalia. 

L’année 2014 n’a pas été de tout repos non plus du côté des réparations à son outil de travail puisque le rideau métallique de son commerce a été forcé. Dans quel but ? Celui de partiellement saccager sa boutique et de dérober… le terminal de la FDJ. Une action totalement stupide et que l’on peut qualifier de pleinement irréfléchie quant à la prise de risques vu que la Française des Jeux est assez rapide pour détecter toute anomalie sur son système, et notamment des utilisations frauduleuses. Au final, il y a aura eu 3000€ d’intervention pour la FDJ et 350€ de franchise à l’assurance pour lui. Et une perte totale de 500€. 

Pour revenir à son activité, Jeannot reconnaît avoir fait quelques erreurs, comme celle de se mettre en nom propre plutôt qu’en SASU *. 

« En nom propre je dois payer 48% de charges sociales (assurances maladie et retraite) plus les charges fixes. En comptant toutes les charges fixes cela s’élève à 950€ / mois auxquels il faut ajouter les 500€ annuels du loyer ainsi que le RSI. Le RSI, on passe une bonne année, celle d’après est mauvaise, celle d’encore après est bonne et ainsi de suite ».  

( * Société par Action Simplifiée Unipersonnelle : qui est constituée par un unique associé, ne supportant les pertes qu’à concurrence de son apport. Une alternative intéressante à l’EURL puisque depuis 2009 celle-ci ne comprend plus l’exigence d’un capital minimum et l’obligation de désigner un commissaire aux comptes).

« En société, on paye l’URSAF mais n’ayant pas d’employé, étant finalement le seul, je me verse un salaire. Et il faut réinvestir le reste. Pour la SASU, on ne paie un impôt sur les sociétés qu’à partir de 35.000€. Avec 24.000€ / an en bonne année, j’en suis loin. Et si on ne cotise pas à la CSGA, qui permet les abattements d’impôt sur les sociétés, les bénéfices sont majorés de 25%, ce qui est énorme. Ca, je m’en suis rendu compte à la fin 2014. »  

A la situation de 2015, Jeannot avait toutes ses réserves vidées et un seul crédit sur trois remboursé. Une ultime (petite) réserve de 3000€ a été débloquée en Octobre… pour revenir à une mauvaise situation en Décembre. 

Jean-Paul est en effet amer et met en cause le fonctionnement du système, celui finalement de ses principaux partenaires : 

« Les hebdos, quotidiens et publications étrangères, c’est cash. Comme les collections et DVD. Les mensuels eux, sont pour la plupart payables à 15 jours. Un exemple (il me présente une revue), celui-ci j’en reçois douze et j’en vends deux. J’en retourne dix. Tu crois qu’on en tient compte ? Eh bien non. La fois d’après… on m’en envoie quatorze. On ne diminue jamais. Charlie-Hebdo, c’est pareil. Avant les attentats, j’en recevais entre six et huit. Après les attentats, j’en ai reçu trente. Sur l’instant, celui d’après les attentats de Janvier 2015, les deux numéros de la reprise, j’ai pu les écouler. Aujourd’hui, j’en reçois toujours trente mais je n’en vends qu’un de plus par rapport à avant les attentats. A côté de ça, la presse papier est en perte de vitesse, les abonnements et l’internet font énormément de mal aux kiosquiers. J’ai été contraint de mettre en vente mon fond de commerce sur le Bon Coin. La SAD voulait s’interposer, ne sachant même pas que je suis propriétaire de celui-ci. Nous les kiosquiers, nous avons normalement à disposition un site qui s’appelle « Prestalis ». Sur ce site, on peut modifier les services, c’est à dire les quantités de commandes. Pendant un moment ça fonctionnait puis à partir de Mai 2015 le site a été « bloqué » dans ses fonctionnalités, ne permettant plus de changer quoique ce soit. Pas moyen d’avoir quelqu’un pour agir. A croire que c’est voulu. »  

Et aujourd’hui, que compte faire le patron du « Petit Kiosque » ?

« J’étudie les ultimes possibilités, comme le crowdfunding qui a financé de nombreux projets et qui a notamment sauvé… Nice Matin. Mais j’attends surtout un rendez-vous de la Mairie pour une offre de rachat. Je compte normalement, sans solutions, m’arrêter le 2 Janvier 2016. En cas de cette offre de rachat, je suis prêt à rester le temps qu’un repreneur soit trouvé. Il est aussi possible de trouver quelqu’un tout en restant propriétaire du fond de commerce. Alors on pourrait se dire « qui prendra ce risque ? » Il suffit tout simplement de se mettre sous le bon statut juridique et de ne pas commettre les mêmes erreurs de « jeunesse » que moi. Mais il est important de garder à l’esprit que je suis le seul véritable point presse en centre ville, Monoprix ayant arrêté. Lorsque j’ai repris ce kiosque, il était vide, resté 5 mois sans activité. Il y a un risque : celui d’une reprise impossible cette fois-ci, étant donné que la reconversion du lieu est tout simplement… interdite. » 

Est logiquement à aborder aussi le fait de cet arrêt minute manquant devant son commerce. 

Ainsi, l’appel aux Grassois et Maralpins ainsi que touristes de passage est lancé pour participer au sauvetage de l’affaire d’un honnête commerçant et ne pas perdre ce lieu symbolique. Offrez au Petit Kiosque le Miracle de Noël.