Archives du mot-clé Jean-Paul Marchelli Grasse

Forum 2016 : Grasse à l’Unisson, bilan des principales actions 2014, 2015 et 2016

Nous vous proposons en cette veille de Forum des Associations 2016 qui se tiendra Samedi 17 Septembre entre 10h00 et 18h00 au Cours Honoré Cresp de Grasse (et auquel la section aura son stand) de revenir sur les principales actions menées (outre toutes les autres) par la section associative Grasse à l’Unisson depuis Septembre 2014

forum-grasse-2016

PREMIERE ACTION : Environnementale et Humanitaire / Caritative :

La première action qui a été menée par la section s’est concrétisée le Mercredi 17 Septembre 2014 par la remise de près de 20 kilos de bouchons au local départemental à Nice de la section 06 des Bouchons d’Amour, association caritative parrainée par l’humoriste, comédien et acteur Jean-Marie BIGARD.  

Cette collecte a été effectuée auprès des grassois, commerçants et amis. Une action profitant à la collecte départementale et nationale de bouchons en plastique pour que ces derniers soient rachetés par les industriels pour être recyclés et transformés en palettes de super marchés. En échange, l’argent profitera à tout ce qui est nécessaire pour les handicapés, sportifs handicapés et à des actions humanitaires ponctuelles. 

Une autre collecte, tout aussi importante, est sur le point d’être amenée à Nice. 

https://grassealunisson.wordpress.com/2014/09/20/1-action-de-grasse-a-lunisson-pres-de-20-kilos-de-bouchons-en-plastique-collectes/

DEUXIEME ACTION : Environnementale et Humanitaire / Caritative :

La ville de Grasse comme le département des Alpes Maritimes ont été frappés en Octobre 2014 par une très violente grêle ravageant tout sur son passage : toitures de maisons, carrosseries de véhicules et surtout : les exploitations, notamment agricoles et horticoles. 

C’est ainsi que les exploitations du Plan de Grasse ont été très violemment touchées, parfois même… détruites au niveau de leurs récoltes et de leurs serres en verre. 

Un drame mis en lumière par l’interview de Jean-Claude VIALE diffusée le jour même de l’intempérie sur les antennes de France 2 et France 3 Côte d’Azur au matin. Sans assurance, ses dégâts s’élevaient à 100.000€. 

L’après midi même, ce dernier était appelé par notre section pour lui venir en aide, faisant venir à lui d’autres médias comme Nice Matin. 

C’est ainsi que le bureau de notre section a retroussé ses manches et est venu l’aider entre le 16/10/14 et le 30/10/14 dans l’évacuation des débris, le transport et l’installation de nouvelles verrières offertes par d’autres agriculteurs du département et la remise en route de l’exploitation.

Le compte rendu de cette intervention est paru dans un article de Nice Matin Edition Grasse en date du 1er Novembre 2014.

https://grassealunisson.wordpress.com/2014/11/06/grasse-a-lunisson-dans-nice-matin-011114/

TROISIEME ACTION : Evénementiel / Culturelle / Promotionnelle :

C’est en Avril 2015 que la troisième action fut lancée, loin, très loin d’être moins importante que celle à suivre et les deux précédentes. Il s’agissait du lancement sur le site de la section de « l’Agenda Grasse à l’Unisson des événements majeurs de la vie grassoise », agenda 2.0 mensuel à retrouver en chaque début de mois sur tous nos supports de communication et sur les groupes facebook de discussions de grassois et du Pays grassois, car cet agenda concerne aussi la CAPG, le Pays Grassois et l’Arrondissement de Sous Préfecture (allant donc jusqu’à Tourrettes sur Loup).  

Cet agenda n’a pas pour but de concurrencer celui du Kiosque mais de proposer un certain zoom sur les événements à ne surtout pas manquer. Il permet également un suivi de l’engagement du bureau de la section, annonçant ses venues et donc sa couverture médiatique des différents événements dans les bulletins d’informations des actions et présences, eux aussi postés chaque mois sur le site de Grasse à l’Unisson. 

Il permet également de recueillir des annonces d’événements qui ne sont pas parues dans le Kiosque. 

https://grassealunisson.wordpress.com/category/agenda-grasse-a-lunisson/

QUATRIEME ACTION : Evénementiel / Culturelle :

Le 29 Mai 2015 est un peu une deuxième date anniversaire puisqu’il s’agit de la première manifestation organisée par Grasse à l’Unisson, et pas des moindres : la Fête des Voisins… aux Jardins de la Princesse Pauline ! Un grand retour après tant d’années d’absence, salué par les voisins venus à plus d’une vingtaine pour participer à cette… première édition « by Grasse à l’Unisson »… car cette fête des voisins sera désormais reconduite chaque année au même endroit et nous ne pouvons que remercier le Maire de Grasse Jérôme VIAUD et ses services pour cela.

1° Fête des Voisins organisée par la section dans le cadre national de cette journée… et permettant à celle-ci de se classer d’emblée dans les six fêtes les plus fréquentées de la ville le même jour !

Et ce fut encore le cas le 27 Mai 2016 avec une couverture presse le lendemain et toujours plus de monde au grand rendez-vous de cette fin de Printemps.

https://grassealunisson.wordpress.com/2015/06/08/grasse-a-lunisson-le-bulletin-dinformation-de-la-2-partie-de-mai-2015/

CINQUIEME ACTION : Economique et Sociale :

Du 23 Décembre 2015 au 17 Février 2016 Grasse à l’Unisson est intervenue pour sauver le Petit Kiosque de Jean-Paul MARCHELLI dit « Jeannot », seul véritable kiosque de la Ville de Sous-Préfecture des Alpes Maritimes et surtout : du Centre-Ville. 

7000€ devaient être réunis pour le sauver et Grasse à l’Unisson et les donateurs de la collecte Ulule, lancée et pilotée par l’association, y sont arrivés. Ils sont arrivés à les réunir dans le temps imparti et même… à dépasser la barre fixée puisque ce sont 7162€ qui ont été réunis. 

Cette opération a largement été couverte : 

Nice Matin, France Bleu Azur, Agora Côte d’Azur, RCN (Radio Chalom Nitsan), Nouvelles de France (NDF) et dtom.fr

Relayée sur facebook, sur twitter, sur Linkedin comme sur Youtube.

https://fr.ulule.com/le-petit-kiosque/

https://grassealunisson.wordpress.com/grasse-a-lunisson-dans-la-presse/

Et le meilleur reste à venir… nous vous donnons rendez-vous à notre stand au Forum des Associations, sinon à très bientôt dans les manifestations de la vie grassoise ou pour vous aider. 

Le Bureau de Grasse à l’Unisson #GAU 

Publicités

Jean-Paul Marchelli, kiosquier du Boulevard du Jeu de Ballon de Grasse : le cri de colère d’une profession

De Jean-René LAGET, Président de Grasse à l’Unisson 

Le "Petit Kiosque" de Grasse
Le « Petit Kiosque » de Grasse

J’ai ce Mercredi 23 Décembre 2015 au matin rencontré un homme amer et en colère. Jean-Paul MARCHELLI a consacré de nombreuses années de sa vie professionnelle dans le domaine de la presse et de la librairie, d’abord comme employé puis à son propre compte à partir de 2011. 

Une profession exigeante, présent pour sa part chaque jour à 5h45 du matin pour réceptionner presse et magazines, ouvrir à 6h00 jusqu’à 13h00 puis réouvrir de 14h30 jusqu’à 19h00 et même à un moment le Dimanche matin. 

Exigeante, certes, mais qui constitue surtout un véritable lien social pour les gens (l’un des tous premiers contacts du matin). Un lien démocratique aussi tant la Maison de la Presse porte bien son nom, même à l’époque d’internet. 

Après tout, les instituteurs étaient bien pour leur part nommés les « hussards noirs de la République » malgré le fait que le savoir était accessible à qui le souhaitait et ce depuis l’Antiquité. 

Jean-Paul s’est installé le 3 Janvier 2011 au « Kiosque » comme l’appellent les grassois du centre historique et habitués maralpins, sur le Boulevard du Jeu de Ballon*, l’axe le plus emblématique de la Capitale des Parfums, essentiellement haut lieu partagé du secteur bancaire, de la restauration sur place ou à emporter et du célèbre MIP, le Musée International de la Parfumerie, fréquenté par des touristes de très nombreuses nationalités, essentiellement asiatiques.  

(* très exactement le « Petit Kiosque » se trouve en bout du Boulevard, au 1 Place Maximin Isnard, faisant face à la Place de la Foux et au TDG, le Théâtre de Grasse.) 

Plein d’espoir et disposant d’une petite réserve de trésorerie de 20.000€, les affaires allaient plutôt bien pour lui. Tout allait aussi pour le meilleur des mondes dans ses relations avec son diffuseur de l’époque, Cannes Presse, jusqu’à ce que ce dernier ne soit repris et remplacé milieu 2012 par la SAD, la Société d’Agences et de Diffusion de Nice-Saint Laurent du Var. 

Du temps de Cannes Presse, « Jeannot », comme l’appellent les intimes, n’avait aucun problème et pouvait même faire son correct chiffre d’affaires le Dimanche matin, ce diffuseur ayant été performant dans ses envois pour le début de semaine. 

Puis arrivèrent les fameuses grèves de fin Septembre 2012 jusqu’à Février 2013 dans le monde de la presse, incessantes, représentant pas moins de trente jours complets, ce qui eut raison des activités de quelques uns des collègues de sa profession : beaucoup de dépositaires en faillite, des marchandises passées de date et des trésoreries littéralement avalées.  

La marchandise « d’actualité » était gelée et il fallait payer celle « périmée ». 

Cette douloureuse crise laissa des traces, si bien que Jeannot a été obligé de repomper dans sa réserve pour tenir le coup jusqu’à la fin 2014. Il a également contracté pas moins de trois emprunts lors de cette fameuse année pour pouvoir rebondir. 

Difficile à tenir quand en tout et pour tout il vous reste au maximum 8% de vos recettes de manière générale comme profit. 

Le seul petit sursaut a eu lieu en Juin 2013 quand le jeu phare de la FDJ, la Française des Jeux, à savoir le Loto a fait son entrée au Kiosque. Mais comme le dit Jeannot : 

« On y gagne à l’avoir, mais on y gagne très peu en fait. »

Jean-Paul n’a, essentiellement pour une raison de place, pas pu développer le service du Pari Mutuel Urbain, le fameux PMU des courses hippiques. 

Mais ce n’est pas tout : en France, l’indépendance se paie, même très cher. 

Jean-Paul MARCHELLI, dit "Jeannot", l'une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.
Jean-Paul MARCHELLI, dit « Jeannot », l’une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.

En 2014, notre kiosquier a réalisé un bénéfice de 24.000€ sur l’année (2000€ par mois). Un an plus tard, ce dernier devait s’acquitter de… 18.000€ pour le RSI, le Régime Social des Indépendants, sous le seul prétexte de l’augmentation de ses bénéfices liés au jeu. 

Un kiosquier de nos jours a pourtant besoin de la presse, des magazines et collections + des jeux pour vivre… ou survivre. 

Par ailleurs, si Jean-Paul Marchelli est propriétaire de son fond de commerce, il n’est en revanche pas celui des lieux. Les lieux ne pouvant être reconvertis pour une autre activité et celui-ci devant payer à la Mairie (occupation de l’espace public) un loyer « dérisoire » de 500€ par an. 

Il s’accorde à dire que la Mairie, indépendamment de toute conviction politique, n’a pas été un frein à son activité. Au contraire, il est enthousiaste que le Boulevard du Jeu de Ballon reprenne des couleurs et vie après avoir connu une période difficile d’intenses fermetures, y compris d’agences bancaires, notamment après l’adoption du sens unique, le fameux PDU à partir de 1999. 

Récemment, c’est (entre autres) la pizzeria Doumé, jadis au Boulevard du Maréchal Leclerc qui s’est installée, tout comme l’enseigne nationale Naturalia. 

L’année 2014 n’a pas été de tout repos non plus du côté des réparations à son outil de travail puisque le rideau métallique de son commerce a été forcé. Dans quel but ? Celui de partiellement saccager sa boutique et de dérober… le terminal de la FDJ. Une action totalement stupide et que l’on peut qualifier de pleinement irréfléchie quant à la prise de risques vu que la Française des Jeux est assez rapide pour détecter toute anomalie sur son système, et notamment des utilisations frauduleuses. Au final, il y a aura eu 3000€ d’intervention pour la FDJ et 350€ de franchise à l’assurance pour lui. Et une perte totale de 500€. 

Pour revenir à son activité, Jeannot reconnaît avoir fait quelques erreurs, comme celle de se mettre en nom propre plutôt qu’en SASU *. 

« En nom propre je dois payer 48% de charges sociales (assurances maladie et retraite) plus les charges fixes. En comptant toutes les charges fixes cela s’élève à 950€ / mois auxquels il faut ajouter les 500€ annuels du loyer ainsi que le RSI. Le RSI, on passe une bonne année, celle d’après est mauvaise, celle d’encore après est bonne et ainsi de suite ».  

( * Société par Action Simplifiée Unipersonnelle : qui est constituée par un unique associé, ne supportant les pertes qu’à concurrence de son apport. Une alternative intéressante à l’EURL puisque depuis 2009 celle-ci ne comprend plus l’exigence d’un capital minimum et l’obligation de désigner un commissaire aux comptes).

« En société, on paye l’URSAF mais n’ayant pas d’employé, étant finalement le seul, je me verse un salaire. Et il faut réinvestir le reste. Pour la SASU, on ne paie un impôt sur les sociétés qu’à partir de 35.000€. Avec 24.000€ / an en bonne année, j’en suis loin. Et si on ne cotise pas à la CSGA, qui permet les abattements d’impôt sur les sociétés, les bénéfices sont majorés de 25%, ce qui est énorme. Ca, je m’en suis rendu compte à la fin 2014. »  

A la situation de 2015, Jeannot avait toutes ses réserves vidées et un seul crédit sur trois remboursé. Une ultime (petite) réserve de 3000€ a été débloquée en Octobre… pour revenir à une mauvaise situation en Décembre. 

Jean-Paul est en effet amer et met en cause le fonctionnement du système, celui finalement de ses principaux partenaires : 

« Les hebdos, quotidiens et publications étrangères, c’est cash. Comme les collections et DVD. Les mensuels eux, sont pour la plupart payables à 15 jours. Un exemple (il me présente une revue), celui-ci j’en reçois douze et j’en vends deux. J’en retourne dix. Tu crois qu’on en tient compte ? Eh bien non. La fois d’après… on m’en envoie quatorze. On ne diminue jamais. Charlie-Hebdo, c’est pareil. Avant les attentats, j’en recevais entre six et huit. Après les attentats, j’en ai reçu trente. Sur l’instant, celui d’après les attentats de Janvier 2015, les deux numéros de la reprise, j’ai pu les écouler. Aujourd’hui, j’en reçois toujours trente mais je n’en vends qu’un de plus par rapport à avant les attentats. A côté de ça, la presse papier est en perte de vitesse, les abonnements et l’internet font énormément de mal aux kiosquiers. J’ai été contraint de mettre en vente mon fond de commerce sur le Bon Coin. La SAD voulait s’interposer, ne sachant même pas que je suis propriétaire de celui-ci. Nous les kiosquiers, nous avons normalement à disposition un site qui s’appelle « Prestalis ». Sur ce site, on peut modifier les services, c’est à dire les quantités de commandes. Pendant un moment ça fonctionnait puis à partir de Mai 2015 le site a été « bloqué » dans ses fonctionnalités, ne permettant plus de changer quoique ce soit. Pas moyen d’avoir quelqu’un pour agir. A croire que c’est voulu. »  

Et aujourd’hui, que compte faire le patron du « Petit Kiosque » ?

« J’étudie les ultimes possibilités, comme le crowdfunding qui a financé de nombreux projets et qui a notamment sauvé… Nice Matin. Mais j’attends surtout un rendez-vous de la Mairie pour une offre de rachat. Je compte normalement, sans solutions, m’arrêter le 2 Janvier 2016. En cas de cette offre de rachat, je suis prêt à rester le temps qu’un repreneur soit trouvé. Il est aussi possible de trouver quelqu’un tout en restant propriétaire du fond de commerce. Alors on pourrait se dire « qui prendra ce risque ? » Il suffit tout simplement de se mettre sous le bon statut juridique et de ne pas commettre les mêmes erreurs de « jeunesse » que moi. Mais il est important de garder à l’esprit que je suis le seul véritable point presse en centre ville, Monoprix ayant arrêté. Lorsque j’ai repris ce kiosque, il était vide, resté 5 mois sans activité. Il y a un risque : celui d’une reprise impossible cette fois-ci, étant donné que la reconversion du lieu est tout simplement… interdite. » 

Est logiquement à aborder aussi le fait de cet arrêt minute manquant devant son commerce. 

Ainsi, l’appel aux Grassois et Maralpins ainsi que touristes de passage est lancé pour participer au sauvetage de l’affaire d’un honnête commerçant et ne pas perdre ce lieu symbolique. Offrez au Petit Kiosque le Miracle de Noël.