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Jean-Paul Marchelli, kiosquier du Boulevard du Jeu de Ballon de Grasse : le cri de colère d’une profession

De Jean-René LAGET, Président de Grasse à l’Unisson 

Le "Petit Kiosque" de Grasse
Le « Petit Kiosque » de Grasse

J’ai ce Mercredi 23 Décembre 2015 au matin rencontré un homme amer et en colère. Jean-Paul MARCHELLI a consacré de nombreuses années de sa vie professionnelle dans le domaine de la presse et de la librairie, d’abord comme employé puis à son propre compte à partir de 2011. 

Une profession exigeante, présent pour sa part chaque jour à 5h45 du matin pour réceptionner presse et magazines, ouvrir à 6h00 jusqu’à 13h00 puis réouvrir de 14h30 jusqu’à 19h00 et même à un moment le Dimanche matin. 

Exigeante, certes, mais qui constitue surtout un véritable lien social pour les gens (l’un des tous premiers contacts du matin). Un lien démocratique aussi tant la Maison de la Presse porte bien son nom, même à l’époque d’internet. 

Après tout, les instituteurs étaient bien pour leur part nommés les « hussards noirs de la République » malgré le fait que le savoir était accessible à qui le souhaitait et ce depuis l’Antiquité. 

Jean-Paul s’est installé le 3 Janvier 2011 au « Kiosque » comme l’appellent les grassois du centre historique et habitués maralpins, sur le Boulevard du Jeu de Ballon*, l’axe le plus emblématique de la Capitale des Parfums, essentiellement haut lieu partagé du secteur bancaire, de la restauration sur place ou à emporter et du célèbre MIP, le Musée International de la Parfumerie, fréquenté par des touristes de très nombreuses nationalités, essentiellement asiatiques.  

(* très exactement le « Petit Kiosque » se trouve en bout du Boulevard, au 1 Place Maximin Isnard, faisant face à la Place de la Foux et au TDG, le Théâtre de Grasse.) 

Plein d’espoir et disposant d’une petite réserve de trésorerie de 20.000€, les affaires allaient plutôt bien pour lui. Tout allait aussi pour le meilleur des mondes dans ses relations avec son diffuseur de l’époque, Cannes Presse, jusqu’à ce que ce dernier ne soit repris et remplacé milieu 2012 par la SAD, la Société d’Agences et de Diffusion de Nice-Saint Laurent du Var. 

Du temps de Cannes Presse, « Jeannot », comme l’appellent les intimes, n’avait aucun problème et pouvait même faire son correct chiffre d’affaires le Dimanche matin, ce diffuseur ayant été performant dans ses envois pour le début de semaine. 

Puis arrivèrent les fameuses grèves de fin Septembre 2012 jusqu’à Février 2013 dans le monde de la presse, incessantes, représentant pas moins de trente jours complets, ce qui eut raison des activités de quelques uns des collègues de sa profession : beaucoup de dépositaires en faillite, des marchandises passées de date et des trésoreries littéralement avalées.  

La marchandise « d’actualité » était gelée et il fallait payer celle « périmée ». 

Cette douloureuse crise laissa des traces, si bien que Jeannot a été obligé de repomper dans sa réserve pour tenir le coup jusqu’à la fin 2014. Il a également contracté pas moins de trois emprunts lors de cette fameuse année pour pouvoir rebondir. 

Difficile à tenir quand en tout et pour tout il vous reste au maximum 8% de vos recettes de manière générale comme profit. 

Le seul petit sursaut a eu lieu en Juin 2013 quand le jeu phare de la FDJ, la Française des Jeux, à savoir le Loto a fait son entrée au Kiosque. Mais comme le dit Jeannot : 

« On y gagne à l’avoir, mais on y gagne très peu en fait. »

Jean-Paul n’a, essentiellement pour une raison de place, pas pu développer le service du Pari Mutuel Urbain, le fameux PMU des courses hippiques. 

Mais ce n’est pas tout : en France, l’indépendance se paie, même très cher. 

Jean-Paul MARCHELLI, dit "Jeannot", l'une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.
Jean-Paul MARCHELLI, dit « Jeannot », l’une des figures bien connues des Grassois du Centre-Ville.

En 2014, notre kiosquier a réalisé un bénéfice de 24.000€ sur l’année (2000€ par mois). Un an plus tard, ce dernier devait s’acquitter de… 18.000€ pour le RSI, le Régime Social des Indépendants, sous le seul prétexte de l’augmentation de ses bénéfices liés au jeu. 

Un kiosquier de nos jours a pourtant besoin de la presse, des magazines et collections + des jeux pour vivre… ou survivre. 

Par ailleurs, si Jean-Paul Marchelli est propriétaire de son fond de commerce, il n’est en revanche pas celui des lieux. Les lieux ne pouvant être reconvertis pour une autre activité et celui-ci devant payer à la Mairie (occupation de l’espace public) un loyer « dérisoire » de 500€ par an. 

Il s’accorde à dire que la Mairie, indépendamment de toute conviction politique, n’a pas été un frein à son activité. Au contraire, il est enthousiaste que le Boulevard du Jeu de Ballon reprenne des couleurs et vie après avoir connu une période difficile d’intenses fermetures, y compris d’agences bancaires, notamment après l’adoption du sens unique, le fameux PDU à partir de 1999. 

Récemment, c’est (entre autres) la pizzeria Doumé, jadis au Boulevard du Maréchal Leclerc qui s’est installée, tout comme l’enseigne nationale Naturalia. 

L’année 2014 n’a pas été de tout repos non plus du côté des réparations à son outil de travail puisque le rideau métallique de son commerce a été forcé. Dans quel but ? Celui de partiellement saccager sa boutique et de dérober… le terminal de la FDJ. Une action totalement stupide et que l’on peut qualifier de pleinement irréfléchie quant à la prise de risques vu que la Française des Jeux est assez rapide pour détecter toute anomalie sur son système, et notamment des utilisations frauduleuses. Au final, il y a aura eu 3000€ d’intervention pour la FDJ et 350€ de franchise à l’assurance pour lui. Et une perte totale de 500€. 

Pour revenir à son activité, Jeannot reconnaît avoir fait quelques erreurs, comme celle de se mettre en nom propre plutôt qu’en SASU *. 

« En nom propre je dois payer 48% de charges sociales (assurances maladie et retraite) plus les charges fixes. En comptant toutes les charges fixes cela s’élève à 950€ / mois auxquels il faut ajouter les 500€ annuels du loyer ainsi que le RSI. Le RSI, on passe une bonne année, celle d’après est mauvaise, celle d’encore après est bonne et ainsi de suite ».  

( * Société par Action Simplifiée Unipersonnelle : qui est constituée par un unique associé, ne supportant les pertes qu’à concurrence de son apport. Une alternative intéressante à l’EURL puisque depuis 2009 celle-ci ne comprend plus l’exigence d’un capital minimum et l’obligation de désigner un commissaire aux comptes).

« En société, on paye l’URSAF mais n’ayant pas d’employé, étant finalement le seul, je me verse un salaire. Et il faut réinvestir le reste. Pour la SASU, on ne paie un impôt sur les sociétés qu’à partir de 35.000€. Avec 24.000€ / an en bonne année, j’en suis loin. Et si on ne cotise pas à la CSGA, qui permet les abattements d’impôt sur les sociétés, les bénéfices sont majorés de 25%, ce qui est énorme. Ca, je m’en suis rendu compte à la fin 2014. »  

A la situation de 2015, Jeannot avait toutes ses réserves vidées et un seul crédit sur trois remboursé. Une ultime (petite) réserve de 3000€ a été débloquée en Octobre… pour revenir à une mauvaise situation en Décembre. 

Jean-Paul est en effet amer et met en cause le fonctionnement du système, celui finalement de ses principaux partenaires : 

« Les hebdos, quotidiens et publications étrangères, c’est cash. Comme les collections et DVD. Les mensuels eux, sont pour la plupart payables à 15 jours. Un exemple (il me présente une revue), celui-ci j’en reçois douze et j’en vends deux. J’en retourne dix. Tu crois qu’on en tient compte ? Eh bien non. La fois d’après… on m’en envoie quatorze. On ne diminue jamais. Charlie-Hebdo, c’est pareil. Avant les attentats, j’en recevais entre six et huit. Après les attentats, j’en ai reçu trente. Sur l’instant, celui d’après les attentats de Janvier 2015, les deux numéros de la reprise, j’ai pu les écouler. Aujourd’hui, j’en reçois toujours trente mais je n’en vends qu’un de plus par rapport à avant les attentats. A côté de ça, la presse papier est en perte de vitesse, les abonnements et l’internet font énormément de mal aux kiosquiers. J’ai été contraint de mettre en vente mon fond de commerce sur le Bon Coin. La SAD voulait s’interposer, ne sachant même pas que je suis propriétaire de celui-ci. Nous les kiosquiers, nous avons normalement à disposition un site qui s’appelle « Prestalis ». Sur ce site, on peut modifier les services, c’est à dire les quantités de commandes. Pendant un moment ça fonctionnait puis à partir de Mai 2015 le site a été « bloqué » dans ses fonctionnalités, ne permettant plus de changer quoique ce soit. Pas moyen d’avoir quelqu’un pour agir. A croire que c’est voulu. »  

Et aujourd’hui, que compte faire le patron du « Petit Kiosque » ?

« J’étudie les ultimes possibilités, comme le crowdfunding qui a financé de nombreux projets et qui a notamment sauvé… Nice Matin. Mais j’attends surtout un rendez-vous de la Mairie pour une offre de rachat. Je compte normalement, sans solutions, m’arrêter le 2 Janvier 2016. En cas de cette offre de rachat, je suis prêt à rester le temps qu’un repreneur soit trouvé. Il est aussi possible de trouver quelqu’un tout en restant propriétaire du fond de commerce. Alors on pourrait se dire « qui prendra ce risque ? » Il suffit tout simplement de se mettre sous le bon statut juridique et de ne pas commettre les mêmes erreurs de « jeunesse » que moi. Mais il est important de garder à l’esprit que je suis le seul véritable point presse en centre ville, Monoprix ayant arrêté. Lorsque j’ai repris ce kiosque, il était vide, resté 5 mois sans activité. Il y a un risque : celui d’une reprise impossible cette fois-ci, étant donné que la reconversion du lieu est tout simplement… interdite. » 

Est logiquement à aborder aussi le fait de cet arrêt minute manquant devant son commerce. 

Ainsi, l’appel aux Grassois et Maralpins ainsi que touristes de passage est lancé pour participer au sauvetage de l’affaire d’un honnête commerçant et ne pas perdre ce lieu symbolique. Offrez au Petit Kiosque le Miracle de Noël. 

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Grasse à l’Unisson au Bilan de la saison estivale 2015 de Grasse, la Capitale des Parfums

« « Le Nouvel Elan », c’est une politique ambitieuse. » 

Dès le début, le ton de la conférence de presse était donné par le Maire de Grasse, Vice-Président du Conseil Départemental des Alpes Maritimes et Président de la CAPG (Communauté d’Agglomération du Pays de Grasse), Jérôme VIAUD, qui passera sur les ondes d’Agora Côte d’Azur 94 Mhz aux journaux de 12h15-13h15 et de 17h30-18h30 ce Vendredi 9 Octobre ainsi que dans les colonnes de Nice Matin Edition Grasse. 

Capture d'écran du facebook de Jérôme VIAUD - cliquer dessus pour agrandissement
Capture d’écran du facebook de Jérôme VIAUD – cliquer dessus pour agrandissement

Une conférence de presse donnée à l’invitation de sa propriétaire depuis le cadre idyllique du Château Saint Georges, un château datant du XIX ème siècle et appelé « Le petit Versailles de la Côte d’Azur » situé au 15 Avenue Francis de Croisset et niché sur un parc typiquement provençal et maralpin de trois hectares, réunissant une soixantaine d’invités du monde journalistique, médiatique, économique, industriel ou encore associatif et politique.

De nombreux élus étaient présents outre le Maire : 

Cyril DAUPHOUD, Adjoint chargé du quartier des Aspres, des Fleurs de Grasse, de l’innovation technologique et de l’aménagement numérique, Brigitte VIDAL, Adjointe du quartier des Marronniers, des affaires générales, de l’Etat civil, des cimetières et élections, Valérie DAVID, Adjointe chargée du Commerce et de l’Artisanat, Aline BOURDAIRE, Conseillère Municipale déléguée à l’Evenementiel, Jean-François LAPORTE, Conseiller Municipal chargé des bâtiments communaux.

Catherine BUTTY, Adjointe chargée du Tourisme et de l’Animation pour le rayonnement de la Ville et des Equipements recevant congrès, événements et manifestations ne pouvait être présente, souffrante. Le Maire lui a exprimé beaucoup de reconnaissance et gratitude pour le travail effectué depuis le début de la mandature. 

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Le Maire de la Ville a donné le préambule de la conférence. Il a ainsi rappelé que le défi qu’il s’était fixé devait « être relevé avec enthousiasme », définissant le « Nouvel Elan » (le slogan de sa campagne aux Municipales de 2014) comme une « politique ambitieuse ».

« Je souhaite que Grasse devienne un des lieux phares des Alpes Maritimes. Je souhaite attirer le monde entier. (…) l’objectif est dur, une réalité, un concurrentiel immense. (…) Grasse a un potentiel immense, une identité unique. (…) la saison estivale s’achève dans un contexte particulier, celui des attentats, de la crise économique donc touristique mais aussi de l’essor numérique et donc du bouleversement des usages. (…) Notre atout est solide et clairement identifié : Grasse, la Capitale des Parfums, des arômes et des huiles essentielles. C’est un pôle d’attractivité important. (…) Je remercie les équipes thématiques, aux scénographies étonnantes. Notre but, dans une volonté de professionnalisme, était de bousculer tout en étant élégant. (…) Grasse est à chemin entre mer et montagne. (…) Nous avons su mêler traditions et nouveautés. (…) Notre politique événementielle porte ses fruits. Notre politique économique est cohérente. Notre politique culturelle est audacieuse. (…) La cité est plus propre, la ville est plus sécurisée grâce à la Police, très présente sur le terrain. (…) Grasse sait proposer une offre hôtelière et une restauration diversifiées. (…) Nous travaillons déjà pour 2016 sur l’organisation d’un « bal de la truffe » en présence de Son Altesse Sérénissime Albert II de Monaco. (…) Grasse dispose d’une communication ciblée, d’une offre de stationnement de régie municipale attractive.

(…) Nos outils et points d’infos ont été déployés grâce à l’Office du Tourisme. (…) Nous souhaitons construire une politique du Pays de Grasse au delà de la CAPG. (…) Si nous vous présentons le bilan en Octobre et non en Septembre comme le voudrait la coutume c’est parce qu’il nous fallait prendre en compte un mois de Septembre très important, exceptionnel, au delà des espérances. Un bilan allant de Juin à Septembre. (…) Nous assistons à la constitution d’un groupe important du tourisme, des hôtels, des chambres d’hôtes, du monde économique, du commerce et de l’événementiel. (…) A Grasse, nous devons désormais, à la maison, accueillir les événements mondiaux de la Parfumerie. 

(…) Je salue l’engagement dévoué et sans faille de Pascal BROCHIERO, Directeur Général de l’Office du Tourisme de Grasse. » 

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Jérôme VIAUD et Xavier DEPOILLY (Nice Matin) lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Puis ce fut justement à Pascal BROCHIERO de prendre la parole.

Il a tout d’abord à son tour remercié le Maire ainsi que ses « collaborateurs (qui) font des miracles. Le travail paie. »

Il a ensuite présenté à l’aide de différents graphiques projetés le Bilan de la Saison Estivale 2015 : 

+ 27,45% de clientèle au plus fort de la saison, + 26% en Août.

Pendant des années, la fréquentation à Grasse s’équilibrait entre Français et étrangers. C’était de l’ordre du 50-50. Nous en sommes désormais à 39% de Français et 61% d’étrangers (63% en Juillet et 58% en Août). La clientèle chinoise est passé de la 9° place du Top 10 à la 6° place, carrément troisième en Juillet. La clientèle américaine progresse de 15%, la chinoise de 30%. Les chinois représentent 120.000 visiteurs. La baisse de la clientèle japonaise est habituelle depuis des années mais on assiste à un retour de la clientèle italienne.

Un chinois dépense trois fois plus à Grasse qu’un touriste français.

La clientèle est de plus fidélisée d’une année à l’autre. On assiste à un tourisme de circuit de voyages en Europe. 

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Pascal BROCHIERO et Didier CORBUCCI lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Au niveau du classement de la demande sur les Alpes Maritimes : 

1 ère : Nice (en baisse) – vert

2 ème : Cannes (en hausse) – jaune

3 ème : Antibes (en baisse) – violet

4 ème : Grasse (stable) – rouge

5 ème : Mougins (en légère baisse) – gris

6 ème : Mandelieu (stable) – rose

7 ème : Vence (en baisse) – vieux rose

8 ème : Menton (en légère baisse) – bleu 

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L’offre d’hébergement que l’on jugeait insuffisante est en train d’être résorbée.

Les offres d’accueil et de renseignements sont désormais calibrées : 

Grasse possède notamment depuis Janvier 2015 un label « Tourisme et Handicap ».

L’Office du Tourisme est au summum de son activité du 1er Juillet au 30 Septembre.

En Juillet, il compte : quatre stagiaires et un saisonnier

En Août, il compte : deux stagiaires et trois saisonniers

En Septembre, il compte : deux saisonniers

C’est une mission d’accueil en 7 jours sur 7, non stop, y compris jours fériés, de 10h00 à 19h00 depuis le 1er Mai 2015, chose inédite.

L’offre de l’Office du Tourisme s’appuie de plus sur une équipe itinérante en Centre-Ville, sept jours sur sept de 10h30 à 14h00 et de 15h00 à 18h00.

Cette équipe itinérante officie aussi sur le Marché Nocturne du Mercredi entre 19h00 et 21h00.

L’itinérance d’une journée moyenne s’établit à cinq heures contre une heure et trente minutes en 2014, le tout entre le 1er Juillet et le 31 Août.

Auprès de cette équipe itinérante ce sont près de 1700 demandes qui furent enregistrées ainsi que 1349 questionnaires remplis entre le 1er Juillet 2015 et le 31 Août 2015, dont voici quelques résultats importants :

« Avez-vous apprécié votre visite ? »

Très apprécié : 82%

Moyennement apprécié : 16%

Pas du tout apprécié : 2%

« recommanderiez-vous la destination ? » 

Oui : 81%

Peut-être : 16%

Non : 3%

« Avez-vous envie de revenir ? » 

Oui : 78%

Peut-être : 17%

Non : 5%

L’Adjointe au Commerce et à l’Artisanat, Valérie DAVID est ensuite venue présenter quelques chiffres en lien avec la Fédération des Commerçants : 

Globalement les commerçants et partenaires sont très satisfaits en Mai et Août, un peu moins en Juin et estiment les mois de Juillet et Septembre convenables.

En revanche, 51% des commerçants sont mécontents des soldes qu’ils estiment tombant trop tôt en début Juillet, le lobbying des grandes surfaces faisant que, ce qui impacte le commerce de proximité.

Enfin, l’élue pense « que le mois d’Octobre va être bon ». 

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Valérie DAVID lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Grasse se positionne sur un certain secteur concurrentiel qui est le même que celui de Barcelone, de Londres, de Berlin et de Milan.

A cela fut rappelé que « le seul ennemi de Grasse est en nous même, pas ailleurs ».

La parole fut ensuite donnée à Aline BOURDAIRE, Conseillère Municipale déléguée à l’Evénementiel qui rappela qu’elle :

« est très heureuse de travailler pour la Ville de Grasse. C’est une ville de cœur (pour elle) ». Elle rappela par ailleurs que la véritable saison estivale va de Juin à Octobre. 

Aline BOURDAIRE lors de la conférence - Cliquer dessus pour agrandissement
Aline BOURDAIRE lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Didier CORBUCCI, brasseur azuréen avec son épouse Magali, a ensuite pris la parole pour expliquer son activité de « Brasserie Azuréenne » existant depuis Juin 2014 et plus précisément au moment de l’Expo Rose de la même année, avec la création d’une bière à la rose.

Leurs bières sont désormais proposées un peu partout dans le département et notamment dans le Pays de Grasse.

2015 est déjà pour eux une très bonne année, notamment au travers de leur participation aux marchés nocturnes du Mercredi. 

Didier CORBUCCI (Brasserie Azuréenne) lors de la conférence - Cliquer dessus pour agrandissement
Didier CORBUCCI (Brasserie Azuréenne) lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Pascal BROCHIERO est ensuite revenu sur différents éléments importants de la saison estivale : 

le premier de ces points est le bilan des « Siestes Parfumées », « Ville Parfumée » et « Nocturnes Parfumées » : 

Le parfum vaporisé en ville en Juillet était du « Gloss », celui d’Août du « Henné ».

Pour les siestes parfumées, la fréquentation de :

Juillet fut de 13.479 visiteurs.

Celle d’Août de 15.430 visiteurs.

C’est un total de 28.909 auquel il faut ajouter les 980 spectateurs des Nocturnes Parfumées.

Au lancement des Siestes Parfumées, on comptait « seulement » 15.000 visiteurs, le nombre a donc presque doublé.

Le deuxième point fut celui de la Régie des Parkings (Notre Dame des Fleurs et la Roque) : 

En Mai : 27.000 en 2014, 26.000 en 2015

En Juin : 27.000 en 2014 et 27.000 en 2015

En Juillet : 30.000 en 2014 et 30.000 en 2015

En Août : 35.000 en 2014 et 27.000 en 2015

En Septembre : 27.000 en 2014 et pas encore disponibles pour 2015

Pour le groupe privé Vinci (La Foux, Le Cours, Hôtel de Ville) : un recul en 2015

Hervé CHOSSON, responsable jusqu’en 2012 de la Brigade de Nuit et depuis 2012 du Centre de Protection Urbain, qui a pris la responsabilité administrative et managériale de la Police Municipale depuis le 13 Juillet 2015 est ensuite venu faire un exposé sur l’action de cette dernière :

Il a ainsi évoqué la hausse de 20% des constats et interventions en Centre-Ville et le redéploiement à la demande du Maire des policiers municipaux sur certains horaires.  

Hervé CHOSSON (Police Municipale) lors de la conférence - Cliquer dessus pour agrandissement
Hervé CHOSSON (Police Municipale) lors de la conférence – Cliquer dessus pour agrandissement

Jérôme VIAUD est ensuite venu compléter le propos : 

« La marque Grasse doit rayonner dans tous les Alpes Maritimes. (…) il n’y a pas de place pour la délinquance dans notre ville. (…) Nous n’entendrons plus « nous sommes en intervention, nous ne pouvons pas venir ». (…) Il n’y a pas de développement économique sans ordre et respect des règles de vie en société. (…) La présence de la Police Municipale à l’entrée de la ville à la place de l’ex Babali est un symbole, celui de la présence républicaine et de l’Ordre. »

Clôturant son propos, il a ensuite rappelé quelques derniers points importants :

« Le calendrier de Juin 2016 sera largement respecté pour l’installation d’LVMH, et même avec de l’avance. »

« Depuis que je suis élu, je veux additionner toutes les forces et les mettre ensemble à table. »

Il a du ensuite quitter l’assistance, étant attendu pour une conférence sur la bactérie Xyllela Fastidiosa qui touche les oliviers de Provence.

Enfin, Pascal BROCHIERO a ensuite présenté les différents taux d’occupation des hôtels de la ville, qui sont les suivants pour 2015 : 

Bastide St Antoine 5 Etoiles : 

Juillet : 67%

Août : 75%

Septembre : (Non renseigné)

Best Western Elixir 4 Etoiles : 

Juillet : 80%

Août : 80%

Septembre : 70%

Virginia 3 Etoiles : 

Juillet : 65%

Août : 84%

Septembre : 66%

Auberge Les Arômes Grasse 2 Etoiles : 

Juillet : 70%

Août : 85%

Septembre : 61%

La Bellaudière 2 Etoiles : 

Juillet : 50%

Août : 70%

Septembre : (Non renseigné)

Mandarina 2 Etoiles : 

Juillet : 54%

Août : 75%

Septembre : 59%

Panorama : 

Juillet : 78%

Août : 86%

Septembre : (Non renseigné)

Le Patti : 

Juillet : 73%

Août : 66%

Septembre : 49%

Les Cèdres AEC 3 Etoiles : 

Juillet : 71%

Août : 82%

Septembre : 78%

La parole a ensuite été donnée à différents partenaires, intervenants.

Un nouveau site pour la Ville de Grasse : une réussite !

La Ville de Grasse embellit son image : après l’apparition d’un nouveau logo, nouveau mais pourtant plus proche de la tradition et correspondant parfaitement à la recherche « d’un voyage qui a le goût de l’essentiel », c’est désormais au tour du site de la ville de faire peau neuve.  

Avec une adresse url simplifiée « grasse.fr » jadis « ville-grasse.fr », le nouveau site reprend la technique utilisée par celui du toujours Sénateur et ancien Maire de Grasse Jean-Pierre LELEUX de deux sites en un seul. Un site général et deux « sous sites » se voulant plus intuitifs.  

La page d'accueil du nouveau site de la Ville de Grasse - cliquer dessus pour agrandissement
La page d’accueil du nouveau site de la Ville de Grasse – cliquer dessus pour agrandissement

Deux volets sont proposés :

A Gauche : celui de l’Office du Tourisme, directement accessible à « tourisme.grasse.fr ». 

A la première vue apparaît le logo de l’Office du Tourisme, utilisant l’ancien mouton sur un fond jaune soleil ainsi qu’un diaporama où sont visibles : 

la statue du Jardin du Clavecin, une image d’olive (goût partagé par Grasse à l’Unisson et la France à l’Unisson, notre logo), la Rose Centifolia, une vue désormais très célèbre de la vieille ville de Grasse ainsi que de l’intérieur de la Cathédrale Notre Dame du Puy. 

L’Office du Tourisme se réapproprie logiquement l’ancienne devise grassoise du « Vivre la Côte d’Azur de l’Intérieur », doté d’un nouveau site disponible en quatre langues principales (avec l’anglais, l’allemand et l’italien). Sont également disponibles dans : « autres langues » : l’espagnol, le néerlandais, le mandarin et le japonais. Peut-être faudrait-il les rendre directement visibles comme les autres à la place de « autres langues ».

Il se divise en plusieurs catégories sous forme de vignettes :

« Fleurs et Parfums », « Culture et Patrimoine », « Nature et plein air », « Art de vivre et gastronomie », « tourisme d’affaires », « Pays de Grasse », « Golf », « Hôtels et Hébergement », « Séjours », « Routes Touristiques », « Restauration », « Clubs des Partenaires », « Ambassadeurs de l’Accueil Touristique » et « Vidéos ».  

Sous ces vignettes se trouve un menu en continu et interactif qui propose les principales manifestations de la ville.   

Sur la colonne en bas à droite se trouvent : la page fan facebook ainsi que la station météo donnant temps et température sur la ville en temps réel et la mise en relation des touristes avec les transports en commun via le système « Céparou 06 ».  

Le site de l'Office du Tourisme - cliquer dessus pour agrandissement
Le site de l’Office du Tourisme – cliquer dessus pour agrandissement

A Droite : celui de la Ville : 

Plusieurs vues de la ville sont disponibles sur le diaporama du nouveau site qui donne un sacré coup de vieux à l’ancien. Les réseaux sociaux (dont un Viméo ! ) sont disponibles en haut à Gauche de l’écran. Sous le nouveau logo de la ville sont présents plusieurs menus, venant compléter l’offre de l’Office du Tourisme, notamment :  

« Votre Mairie », « Vie Quotidienne », « Vos Démarches », « Economie », « Loisirs et Culture », « Petite Enfance et Jeunesse » et « Evénements et projets »

Notre émettons une suggestion :

d’associer un module supplémentaire dans les menus disponibles et directement visibles, faisant lien avec la page de l’annuaire web des associations sur le site du Forum des Associations. 

Les actualités à la une sont parfaitement visibles en plein cœur du site et à ses côtés (module) sur la droite le « Mot du Maire ». Enfin, la partie basse du site présente les numéros de Kiosque disponibles en PDF et les contacts utiles.

Le Maire de Grasse, Conseiller Départemental du Canton de Grasse I et Président de la CAPG, Jérôme VIAUD a fait part au Nice Matin Edition Grasse du Mercredi 22 Avril 2015 de « sa fierté » : 

« Nous avons associé plusieurs acteurs locaux à ce site. (…) l’idée était d’être plus près de nos concitoyens et le résultat est au rendez-vous. » 

De son côté, la Directrice de la Communication Christine MONPOIX a déclaré qu’il y a avait volonté de se passer des « menus déroulants » tandis que l’Adjoint à l’Aménagement Numérique Cyril DAUPHOUD a souligné que le nouveau site propose « plus de lisibilité et une meilleure cohérence de territoire. »  

Les photos disponibles sur le site sont celles de : Joaquin Montesinos, Oliv’Art, Vincent Saverino (Declic) et d’Adèle Malerba (association d’une rive à l’autre). 

Site de la Ville - cliquer dessus pour agrandissement
Site de la Ville – cliquer dessus pour agrandissement